15 janvier 2026

Moral pas au beau fixe...




Jeudi 15 janvier


Malgré le fait de tourner et retourner les choses dans la tête, je n'entrevois pas trop de solution à mon souci de moteur. En attendant on va s'occuper de la partie cycle. Cela a commencé par un gros nettoyage des éléments les plus sales : ceux qui sont près de la chaîne.


Le té de fourche inférieur est en très bon état, ses bagues sont à changer ainsi que les billes et le caoutchouc cache poussière est naze, ce qui est normal vu l'âge. J'ai un beau modèle pour la couleur d'origine avec cette pièce. 



Le bras oscillant est bien encrassé, mais j'ai vu pire. Dégraissage, brossage et hop !



Un beau morceau avec la béquille : étonnante de boue grasse accumulée, tout ce qui est creux est bouché quant à la rouille, elle est costaude (oui ce féminin existe). Il m'aura fallu presqu'une heure pour en venir à bout et voir le bout de la boue... 😉
Je pense la galvaniser avant peinture.




Pour finir le carter de chaîne passe aux soins. Il n'est pas pire que le reste finalement. Assez peu oxydé, pas bourré de graisse, c'est "au poil". Il sera lui aussi galvanisé à l'intérieur. Notons que cette pièce surtout avec ses deux parties est d'une grande rareté.


Une vue d'ensemble des morceaux prêts à être poncés et peints.





Vendredi 16 janvier petit travail au garage. 

J'avais prévu la préparation du cadre en extérieur - il faut de l'essence, de l'eau et de la place - c'était oublier que nous sommes en hiver. La pluie froide s'est vite chargée de me le rappeler. 
Ce sont donc les garde-boue qui y sont passés après un repli dans le garage. Leur fond était tapissé d'une épaisse couche de terre séchée. Point positif cette couche a protégé de la rouille, ils sont en très bon état intérieur et une couche d'antirouille sera suffisante. De plus ils n'ont pas de poc en surface.
L'extérieur assez piqué nécessitera ponçage, masticage (peut-être), apprêt et peinture.

On notera la splendeur des amortisseurs ! Non, c'est un attrape-couillons*... Le chrome est très piqué, il faut les démonter pour les préparer, mais je n'ai pas la moindre idée de la méthode. Il va falloir se replonger dans les docs.
* expression girondine imagée mais pas péjorative.


Des nouvelles du moteur : pas mauvaises, il n'y en a pas 😌. J'ai déposé une annonce de recherche de moteur sur le bon coin et un message sur le groupe dédié à ces merveilles sur facebook. 
Ce groupe est sérieux mais ce sont des néerlandais pour la plupart. Le souci c'est leur langue que je ne connais pas et que la traduction automatique déforme totalement. Le résultat est grotesque, c'est marrant au départ, très pénible ensuite. Je ferai avec par force, là j'ai un contact et ils m'ont dit qu'on trouvait tout pour ces engins en Hollande !

Samedi 17 janvier. La solution ne passera pas par les hollandais, car à part des pouces levés (!) je n'ai aucune proposition de pièces. Attendre et voir.

En attendant la béquille a reçu un fixateur de rouille :


Puis je me suis occupé de démonter l'embrayage qui paraissait bien crade et assez rouillé comme le reste. Bien m'en a pris, parce qu'il était bien crade et rouillé comme le reste ! 😂
Ce n'est pas facile à ouvrir l'affaire et j'ai dû mettre la cloche en bain de dégrippant car elle ne se sépare pas du mécanisme. 
Sinon il ne paraît pas usé au niveau des disques. Cela reste à vérifier avec les cotes... que je n'ai pas.

Voici des photos témoins du sens de démontage et du nettoyage à faire. Rien que du classique.

La cloche face et pile.



Les éléments du mécanisme d'embrayage sont étalés dans l'ordre du démontage : disques, pignons d'entraînement et dessous les "bitonios" divers : ressorts, vis et galets.
 C'est la partie que l'on voit (photo de droite) en forme d'étoile qui est coincée par un peu de tout. Le dégrippant agit pendant que nous dormons.



Ces deux pignons vont être récalcitrants je le sens. Bien bloqués par la rouille ils trempent aussi pour 2/3 jours. Clipsés entre eux par rotation d'un quart de tour ils sont bloqués par un gros clip raide.



Dimanche 18, travailler un dimanche, m'enfin vous n'y pensez pas !
Je n'ai fait que débloquer le système ci-dessus pour lequel le trempage fut salutaire.
Il faut maintenant le dérouiller et le préparer.


Ce système ne correspond pas à celui de la parts-list du C320 qui est le même que pour le C321. En revanche il apparaît sur celle du C310, ce qui est logique puisque ce moteur est un C310. 
Une chose est certaine il n'est pas bidouillé. Je n'ai donc pas la bonne liste qui est pourtant marquée C320 et qui tient compte d'évolutions depuis le n°0, mais pas de toutes visiblement.
Une vache n'y trouverait pas son veau !

Lundi 19 janvier. La matinée a débuté par un travail qui me "sort par les yeux" : de la plomberie. J'ai dû changer le robinet de l'évier et, pour une fois que j'avais posé l'ensemble sans erreur ni fuite, c'est cette andouille de robinet neuf qui fuyait d'origine ! Je hais la plomberie.
J'ai ensuite trouvé l'apaisement auprès d'un embrayage, un bel embrayage bien minable, bien rouillé, bien collé par un amalgame huile, cambouis, oxydation.
Après trois jours de dégrippant, il a fini par rendre les armes le bougre.
Mais j'ai bien failli ne pas y arriver, car malgré le trempage il a fallu taper énergiquement au marteau en faisant attention de ne rien casser : la cloche est en alu.

Admirez la crasse accumulée depuis le 20ème siècle ! Même les ressorts sont restés prisonniers au fond.



Un nettoyage à l'essence plus tard à l'aide d'un bon grattoir et voici le résultat.
L'extérieur à droite est bien, l'intérieur à gauche demande fignolage. Ce sera fait demain.


Les disques n'étaient guère mieux. Ils ont eu des bons soins en même temps que les petits éléments du mécanisme : ressorts, galets, rondelles et vis.
On remarque le pignon du mécanisme de friction, dérouillé et prêt à repartir au boulot en bas à gauche.


Croyez moi ou pas ce furent trois heures de travail sur ces bricoles et ce n'est pas fini...

Mardi 20 janvier. Aujourd'hui aspirateur, courses, balade à l'océan (et au soleil) cet aprèm, il est resté peu de temps pour le C 320  😋 
Juste le temps d'écouter l'album "cosmos factory" des Creedence, j'ai fini pile poil avec le cd !

La cloche et la noix qui trempaient dans le Vigor ont été brossées énergiquement. Ce produit pour la maison est efficace pur sur le gras. Mon frère Bernard l'utilisait beaucoup dans son atelier sur les moteurs des bécanes... dans les 70's ce n'est pas jeune quoi.
Je me suis farci également, un par un, tous les petits machins de l'embrayage à la brosse. Il me reste juste à polir l'intérieur de la cloche qui était bien oxydé : une espèce d'électrolyse sur l'alu que j'ai d'abord dû gratter au couteau. Il y a aussi des gnacs dans le logement de l'écrou à créneaux, celui qui bloque le mécanisme. Ces gnacs proviennent du démontage dudit écrou, pour rappel il avait fallu le percer puis le couper en morceaux pour l'extraire par bouts. Demain je dois donc traiter ces aspérités diverses et variées afin que noix et cloche s'emboîtent et se déboîtent sans heurts et en douceur.



Alors je sais que ces photos ne sont pas palpitantes et les gueilles dessous un peu tristounettes, mais j'avais les mains grasses et minables, je n'ai pu faire mieux. Cela ne t'empêchera pas - cher lecteur - d'apprécier la qualité du travail ! 😎😂

Mercredi 21 janvier. Finition et fignolage de l'embrayage ainsi que rangements dans les pièces prêtes du C320 ont occupé mon après-midi.
Il est prêt à refermer, ce que je n'ai pas fait au cas où j'utiliserais celui de C321. En effet je ne désespère pas de pouvoir adapter l'embiellage du C321 dans mon moteur. 


Voici les pièces enfin prêtes. Il a été nécessaire de polir l'intérieur de la cloche qui présentait de nombreuses aspérités dues à l'oxydation de l'alu.
Vérification de la présence de chaque petit bout, il ne manque que l'écrou à créneaux et sa rondelle.
Ils seront commandés.


Trois gros plans pour la postérité.




Et enfin les pièces après avoir été huilées sont identifiées et rangées au sec en attendant le remontage.





Pour la bonne gestion des éléments manquants et afin d'éviter les doublons ou manques, j'entoure sur la parts-list chaque numéro de la pièce, ainsi je sais d'un coup d'oeil ce qu'il faut commander ou chercher.

Jeudi 22 journée santé avec scintigraphie du coeur : une bonne batterie de radios et test d'effort. L'ensemble a duré plus de trois heures, c'est longuet, fastidieux et la dernière injection peu agréable de par les sensations induites par le produit.
N'en parlons plus, tout va bien, juste une surveillance pour un ventricule gauche qui ne fonctionne plus vraiment tout seul, il a un commis qui l'aide : le ventricule droit !

Vendredi 23 journée peu constructive, fatigue, pas d'envie, un temps épouvantable se sont conjugués pour m'emm..... 😌

Après j'ai pas rien fait non, juste perdu mon temps. Les amortisseurs que j'avais décidé de démonter ont résisté : impossible à défaire, ils sont bloqués. Les voilà donc dans le dégrippant en espérant pouvoir demain les comprimer pour les démonter.


Ils sont jolis en plus on parierait sur leur bonne mine, eh non !

Dimanche 25 janvier. La journée a commencé par ça !  


Lundi dernier j'avais changé un robinet malgré mon aversion pour la plomberie et finalement c'était assez réussi, pas une fuite et bon fonctionnement. Hélas le lendemain le robinet neuf pissait l'eau à la base du bec. Un démontage a mis en évidence la piètre qualité du machin : ajustements hasardeux, mauvais joints, fabrication à l'économie, bref une vacherie chinoise de plus et pourtant l'aspect était flatteur... J'ai donc étanché au téflon le temps de faire reprendre ce ragasson. 
La journée, il a tenu la journée !
Ce matin donc rebelotte avec la pose d'un robinet allemand cette fois : il ne fuit pas le robinet allemand.

Mais cher lecteur, tu n'es pas là pour te délecter d'histoires de robinets. Comme il a fallu agrandir le perçage dans l'évier (en grès) j'ai perdu du temps et n'ai pu travailler à l'atelier que l'aprèm.
On s'est attelé au garde-boue arrière. Il est bien moche quoique exempt de poc. La rouille a fait son effet et un sablage n'aurait pas été superflu, cependant réduction des coûts oblige ce sera papier abrasif...

Voici avant, ça semble boursouffler mais le métal n'est pas entamé, c'est rassurant.



On a donc commencé à gratter au couteau pour égaliser la surface,


puis à la brosse métallique et au papier abrasif fin. 

Ci-dessous le derrière du gb arrière, le cul du cyclo quoi !


et ici, la partie avant :


Décapage léger et irrégulier, mais surface lisse autant que faire se peut. La suite du programme : ponçage fin à l'eau, préparation, apprêt et peinture de finition. Auparavant il faudra faire aussi le garde-boue avant afin de mettre les deux à la fois en peinture.

Vendredi 30 janvier chers lecteurs je vous dois bien quelques explications pour ce silence.
Silence pour une raison simple, je n'ai rien fait !
Après m'être interrogé sur la validité de ce projet de restauration vu le désert sidéral en matière de pièces pour le C320, j'ai eu l'idée de le mettre en vente pour voir a minima si des gens s'intéressaient encore à ce type d'engin et si, avec des contacts, je pouvais trouver des pièces.
Il se trouve que oui, en deux jours mon annonce a été vue par 363 personnes et j'ai eu des propositions d'achat de pièces (qu'évidemment j'ai décliné). J'ai eu aussi plusieurs contacts de collectionneurs de petits machins Honda. Hélas aucun n'a les morceaux qui me seraient utiles.
Je ne désespère pas pour autant et j'ai dans l'idée d'essayer d'adapter le vilebrequin du C321 avec ses éléments spécifiques : carter et axe de pédalier. Après tout ayant encore épluché les parts-lists on y retrouve des pièces qui seraient compatibles, qui seraient...
Prochaine étape, préparer les carters des deux cousins pour fermer à blanc et voir si ça passe ou pas.

On verra demain en fonction du degré de tristesse du temps !

Samedi 31 janvier, nous finissons déjà ce premier mois de l'année. Le temps humide ne fut propice qu'au nettoyage. J'ai voulu commencer par les carters du 320, très salis avec de l'huile sèche qui ne se laisse pas avoir comme cela. A l'intérieur en fond, surprise, c'est une gangue incassable de goudron brillant, devant l'ampleur de la tâche, je remets à plus tard...


Heureusement les carters du 321 bien plus présentables :
ci-dessous, ils sont bruts de démontage version pile/face !




Malgré les apparences un nettoyage sérieux n'est pas superflu. La partie du haut avant dégraissage, celle du bas après :



Voilà tout ce petit monde dégraissé à l'essence. Notons que le cache allumage / sortie de boîte (marqué HONDA) est celui du 320 car le moteur du 321 ne l'avait pas. Il s'adapte bien, cependant subsiste une inconnue, sera t-il suffisamment profond pour loger le volant magnétique plus épais du 321 ?



A la recyclerie pour deux euros j'ai trouvé cette baignoire qui permettra de faire tremper les carters des motos. Un bon bain moussant pour les nôtres.



Puis montage à blanc juste pour voir. Ces carters seront peints même si je ne les utilise pas.




Ah si je trouvais un haut moteur de 321, comme les choses seraient plus simples...
On se retrouve le mois prochain, demain soir quoi.

































Avril 2026, on remet ça !

Mes bien chers tous... En l'absence de moteur et/ou de pièces pour le reconstituer, en l'absence de repreneur pour restaurer ce peti...