Juin 2025 à poil l'engin !
Ce titre qui pourrait paraître un peu grivois est en fait un clin d'oeil à notre belle région temple du naturisme depuis des décennies. Montalivet ça vous dit quelque chose ? Nous sommes à un gros quart d'heure de ses plages et de l'océan, vous savez le bouffeur de chromes... Je ne saurais trop vous conseiller si vous ne connaissez pas, de venir passer quelques jours en toute saison et si, d'aventure une pudeur naturelle et tout à fait compréhensible vous étreint, pas d'inquiétude, on vit normalement et le maillot est le plus répandu sur les plages ! 😀
Nous avons commencé et terminé le démontage du petit machin. Seul le moteur n'a pas encore été ouvert, mais cela ne saurait tarder.
On va procéder, comme dans l'article précédent, par empilage de photos assorties de quelques réflexions sur la chose présentée devant vos yeux émerveillés. J'ai procédé de haut en bas parce que si j'avais commencé par virer les roues, on était mal. Je sais que mon lecteur compréhensif et subjugué par tant d'astuce ne m'en voudra pas...
A tout seigneur tout honneur, le feu arrière rare et même pas cher puisqu'on ne le trouve plus, est vite mis à l'abri dans une boîte. Son socle en caoutchouc est sauvegardé, lavé assoupli et talqué.
Les branchements mériteront de nouvelles soudures.
En bas à droite le corps doit être recollé, mais on aperçoit en haut au fond deux gros trous, c'est le plastique qui a cédé sous la pression des vis de maintien au garde-boue.
C'est un plastique dur de nature inconnue qui réagit bien à la glue, encore faut-il avoir les morceaux.
Je n'ai pas les morceaux.
Les emblèmes Honda déguisés en vieilles semelles par la chaleur, impressionnant !
J'ai récupéré les vis...
Les flancs chromés du réservoir sont marrants on dirait des poissons à gros yeux. Piqués sans être rongés, ils seront tout à fait honorables une fois préparés (dernière photo).
Le robinet d'essence est restauré dans la foulée du démontage, pas abîmé du tout, joint changé et hop fonctionnel et stocké.
Le démontage du carburateur s'effectue sans souci. Il n'est pas abîmé, complet et non trafiqué.
Cela me suffit.
L'intérieur est à l'avenant, joli flotteur seul un gicleur se fera prier, un coup de décapeur thermique le rendra à la raison. Même les joints à la noix évidemment introuvables sont récupérables.
Préparation à prévoir, classique bain au vinaigre, polissage et joints de gicleurs neufs du moins pour les toriques.
Suivent des photos témoins du passage des câbles et fils divers, il y en a d'autres mais de peu d'intérêt pour le lecteur.
L'avertisseur d'origine est d'époque, montage simpliste, branchement encore plus.
Le phare ouvert montre son faisceau simple mais de qualité Honda, avec des cosses mâles/femelles et des couleurs fidèles au code Honda.
Sac de noeuds derrière le phare et encore, sur cet engin il n'y a pas grand-chose.


Le cuvelage de phare est en bel état, une seule fêle (photo 4) non traversante facile à combler.
Le carter de chaîne complet haut et bas est bien conservé. Il alourdit énormément l'allure de la machine avec sa partie basse que je ne remonterai peut-être pas, tout en la gardant précieusement. On voit au fond la rouille tombée de la chaîne. Ladite chaîne a une drôle de tronche, on lui trouvera remplaçante ainsi que pour le pignon et la couronne.
L'échappement fait pitié à voir... ou peur c'est selon ! Pour lui je ne sais pas, cela va demander recherches, réflexion et astuce. Ce n'est pas gagné.
Une bonne nouvelle que ce filtre à air : même pas cabossé, même pas rouillé, même pas délitée la mousse ! Elle sera changée évidemment mais conservée en souvenir.
Les commodos sont vissés ordinairement sur le guidon, les poignées en plastique aussi grâce à une grosse vis cachée sous un embout de guidon.
Les vitesses se passent avec une poignée tournante qui entraîne deux câbles reliés à la commande de boîte extérieure, elle même sur le dessus du bloc moteur.
Tout a bien vieilli car graissé comme il fallait.
Le contacteur démonté laisse voir l'absence totale de fils reliés, on peut douter de son efficacité...
L'intérieur du cadre présente un logement à accessoires : bobine, éventuellement batterie pour poser des clignotants, trousse à outils et bourrage des fils du faisceau électrique.
On ne pensera pas un instant que le domino du bâtiment fait partie de la dotation. C'est un classique des 60's/80's le domino. Il est très rare de ne pas en trouver. Ce machin au demeurant fort pratique est agréé par la confrérie des courts-circuits. Avec les vibrations, les fils "brantulent" et finissent toujours par se couper, au mieux c'est l'absence de continuité, au pire le feu à l'intérieur, à bannir !
Ici nous touchons un mystère. Ce truc pris sous une gangue de gras est agrémenté de fils. Comme ils étaient tous coupés, je ne sais pas ce que c'est. 😀 Je pense au contacteur de stop et pourtant il me semble l'avoir déjà trouvé fixé au câble de frein arrière. Ce bazar n'apparaît nulle part sur la parts-list !
Le forum des Honda anciennes sera mon ami pour la réponse.
Une vue globale du moteur in situ. La présence de visiteurs est attestée par des emballages vides. Personnellement je n'ai rien contre ce type de squatteurs, j'en trouve pratiquement chaque fois.
Ci-dessous la commande de boîte avec les câbles montant et descendant (les vitesses).
L'embout de câble de frein arrière est fixé sur une platine soudée au cadre qui supporte aussi l'échappement. Malheureusement j'ai dû couper le câble côté flasque de frein car l'écrou du bout était indémontable. Ce câble existe en neuf.
La béquille centrale tient par un axe traversant, son ressort de rappel est en état.
On notera les dépôts signe que l'engin a roulé...
A l'intérieur du cadre on voit la bobine haute tension et les deux câbles des vitesses.
Le cyclo commence à ressembler à un squelette ou plutôt à ne plus ressembler à grand-chose.
Nous voyons mieux sur ces photos le moteur posé au sol. Sachant que d'origine il est fixé au cadre, nous en déduisons qu'il a été démonté. Fastoche, deux longues vis le maintiennent : une en haut, une en bas.
Un plaisir à faire tomber ce moteur.
Il est drôlement sale le bougre, crade même, il va y avoir du boulot.
Voici quelques petits éléments disparates : le câble de vitesses (en tbe), la bobine,
le mignon sigle 50 cc (déjà nettoyé) et les repose-pieds passager dont les caoutchoucs sont très fatigués.
Afin d'alléger la lecture la suite du démontage fait l'objet d'un second article.
Cliquer "article suivant" en bas de page.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci de laisser un commentaire, merci surtout de le signer. Attention, comme je ne suis pas un pro, je ne fais aucune restauration autre que les miennes.
Il existe des professionnels bien plus qualifiés même si, en effet, ils ne sont plus légion !